Archive pour avril 2014

Pourquoi nous ne voterons pas le pacte de stabilité, par Jean-Marc GERMAIN, député PS de la 12ème circonscription

dimanche 27 avril 2014

Tribune publiée le 24 avril dans Libération

Le 29 avril, nous ne voterons pas le pacte de stabilité de François Hollande. Pour la première fois depuis juin 2012, nous n’apporterons pas notre suffrage au gouvernement issu de la majorité à laquelle nous appartenons.

Le redressement dans la justice, l’engagement clé du Président et de chacun d’entre nous, n’a pas été abandonné après 2012.

Mais notre conviction s’est faite, et rien n’est venu la démentir : le nouveau plan qui nous est soumis n’atteindra pas ces deux objectifs majeurs. Ce n’est pas le diagnostic qui nous distingue : nous connaissons l’état de notre appareil industriel, les finances publiques naufragées par la droite, le modèle social à protéger. Mais c’est bien la recherche du bon chemin pour l’économie française et de choix justes dans le partage des efforts indispensables qui nous guident.

Le redressement ne sera possible que si de réelles et judicieuses contreparties sont demandées aux entreprises pour les baisses d’impôts ou de cotisations patronales. Un euro qui part dans les dividendes, les hautes rémunérations, les assurances, les banques et la finance est un euro perdu. Des euros bien ciblés vers l’industrie, dans la recherche, l’innovation, la formation, dans l’export et l’amélioration des lignes de production des usines françaises, ce sont des emplois gagnés. On peut faire mieux avec beaucoup moins que les 38 milliards par an prévus.

L’enjeu des contreparties, c’est l’efficacité ! Le redressement de l’économie ne sera pas davantage au rendez-vous si les moteurs de la consommation ou de l’investissement ne repartent pas. Or, le pied reste sur le frein du pouvoir d’achat. Et les 11 milliards de baisses des dotations aux collectivités locales, qui portent 75% des investissements publics, risquent d’étouffer dans l’œuf les timides signes de reprise qui se sont manifesté ces derniers mois.

Les 50 milliards d’économies créent un risque majeur de récession et peuvent être considérablement atténués si les aides aux entreprises sont mieux ciblées : pourquoi s’enferrer ?

Notre désaccord ne s’exprime pas simplement dans les milliards de la macroéconomie, mais d’abord dans les euros de la vie quotidienne. Où est la justice quand, pour financer la baisse des prélèvements des entreprises, on envisage la baisse du pouvoir d’achat des pensions de retraite, des allocations familiales, des aides au logement et du traitement des fonctionnaires, y compris les plus modestes ?

Car il faut appeler un chat un chat, c’est bien de cela qu’il s’agit quand on gèle des prestations alors que les prix augmentent.

Les contre-propositions venues de nombreux députés évitent trois ans d’austérité. Elles sont l’antidote économique, social, mais également démocratique attendu après la déroute des élections municipales : le temps du Parlement est venu !

Transformons en République moderne ces rapports que la Ve République a rendus infantilisants entre l’exécutif et les assemblées. Une démocratie mature permet de construire une majorité, de la cimenter par un dialogue loyal et continu en son sein, et non par l’usage de l’article 49-3 ou les menaces de dissolution. Nos initiatives ne desservent pas le Premier ministre qui, pour déterminer et conduire vraiment la politique de la nation, a besoin d’un Parlement renforcé. Le gouvernement y puisera la légitimité d’aller à Bruxelles pour affirmer, comme nous le disons, que le peuple français que nous représentons juge le calendrier actuel du déficit (3% en 2015) injuste socialement et dangereux économiquement, pour nous comme pour l’Europe.

On ne passe pas de 4,3 à 3% aussi rapidement sans dégâts majeurs. Ni mutins ni frondeurs, nous sommes plus simplement des députés déterminés à servir au mieux notre pays, à la place qui est la nôtre, dans le respect de l’exécutif et la fidélité à nos concitoyens.

Le chemin que nous dessinons est aussi nécessaire que juste. L’emprunter, c’est ouvrir dès le 29 avril et dans les semaines qui suivront un dialogue nouveau avec notre gouvernement.

Christian PAUL Député PSJean-Marc GERMAIN Député PS et Laurence DUMONT Député PS

Le % des impôts communaux n’augmente pas à Châtillon mais leur volume en euros si !

samedi 26 avril 2014

Lors du dernier conseil municipal de Châtillon, le maire s’est une nouvelle fois vanté de ne pas augmenter les impôts communaux et ceci pour la 9ème année consécutive. Rappelons tout de même que ce rabâchage permanent n’empêche pas les impôts communaux de Châtillon de rester parmi les plus élevés du département et que la population de Châtillon augmentant rapidement depuis quelques années, la commune engrange aussi mécaniquement des masses d’impôts communaux supplémentaires. Comparé à 2008, on peut aujourd’hui évaluer ce supplément à une quinzaine de millions d’euros qui chaque année rentrent dans les caisses de la commune. Sur un peu moins de 40 millions d’euros de recettes « produits des impôts et taxes », ce n’est pas rien…

Maintenant, aux Châtillonnais  d’estimer si  cet argent supplémentaire a plutôt servi  à créer de nouveaux services publics et à améliorer ceux existants ou par exemple à rembourser les intérêts démentiels des emprunts toxiques dont le maire se vante un peu moins… Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’il continue, avec ses phrases à l’emporte pièce et de faux bon sens, à prendre les gens pour des gogos.

Premier conseil municipal de la nouvelle mandature : le maire qui s’augmente son indemnité de 23%, le FN qui vote quasiment à chaque fois avec l’UMP. Ca commence fort !

mercredi 16 avril 2014

On croit toujours avoir touché le fond, mais…

Pour cette première séance, le Conseil municipal devait voter la répartition des indemnités des élus de la majorité. Si le 1er et le 2ème adjoint voyaient leurs indemnités augmenter de 1,6%, pour le Maire c’est + 23,2% soit 716,50 euros de plus chaque mois, l’équivalent de plus de la moitié d’un SMIC. Lui qui reçoit déjà, entre différentes indemnités, plus de 8 000 euros chaque mois, il n’y  a pas de petits profits. Puisque j’ai été largement réélu et au 1er tour, alors je fais ce que je veux. On ne va quand même pas se lamenter pour une fois qu’un élu UMP est pour la relance du pouvoir d’achat. Certes, pour l’instant, ce n’est que le sien. Patience… En attendant, la gauche votre contre, l’UMP, le MODEM et le FN, pour.

Cette séance du conseil municipal a aussi été le théâtre de nombreux autres votes. A chaque fois, ou presque, la représentante du Front National a voté avec l’UMP ! Elle qui n’en avait que contre le maire dans ses tracts de campagne… Blanche Doucet, c’est docteur Jekyll et Misses Hyde… Ses électeurs apprécieront. A Châtillon, l’UMP-FN a visiblement remplacé l’UMP-PS dans la rhétorique du Front.

On vous  gardé le meilleur pour la fin… Lors d’un vote pour l’élection de délégués municipaux, la majorité de droite présente deux candidats, l’opposition un. Le vote a lieu : 32 voix pour la droite UMP-FN-MODEM et 7 voix pour la Gauche. C’est à ce moment là que Martine Gouriet fait remarquer au maire qu’il y avait bien trois mandats en jeu. Donc, conclut-elle logiquement, les trois personnes qui se sont présentées sont élues : 2 de droite, 1 de gauche. Qu’à cela ne tienne, le maire s’apercevant de sa méprise, redemande un vote avec cette fois trois candidats de droite à se présenter. Les conseillers municpaux de gauche refusent avec raison de prendre part à cette mascarade et exigent que le premier vote soit maintenu. Le maire passe outre. ce sera alors au Préfet de faire respecter la loi.

A ce rythme-là, on va vite devenir dingo. Dans ces moments-là, on maudit les 7 403 électeurs de Châtillon qui ont voté pour cette majorité le 23 mars dernier… Mais, peut-être que parmi eux, il y en a déjà qui regrettent…

 

PROCHAINS CONSEILS MUNICIPAUX LES 16 ET 24 AVRIL

mardi 15 avril 2014

Deux conseils municipaux à la suite qui se tiendront à 19h30 à la Folie Desmares. Le gros des débats portera sur le budget 2014 de la ville. Le 14 avril, le conseil sera consacré au débat d’orientation budgétaire et le 24 avril, le budget de la ville sera soumis au vote des conseillers municipaux.Egalement au menu du conseil du 14, l’élection des délégués municipaux qui devront siéger dans les différentes instances.

Venez nombreux soutenir les conseillers municipaux de l’opposition socialiste et communiste, une opposition qui, malgré sa défaite aux dernières élections municipales, s’est engagée à ne rien lâcher. Et elle tiendra son engagement.