Archive pour juillet 2013

Le maire manque de vocabulaire…

dimanche 21 juillet 2013

Dès qu’il parle des socialistes châtilonnais, et ces derniers mois, c’est souvent, ça revient même comme une obsession, le maire UMP de Châtillon parle de « menteurs », de « mensonges ». A l’écouter et à le lire, les socialistes châtillonnais seraient une bande d’empêcheurs de tourner en rond qui passeraient leur temps à mentir et à lui mettre les bâtons dans les roues…

Quand on regarde de plus près ses sujets d’opprobre, on s’aperçoit que ce qui irrite le maire chez les socialistes, ce sont avant tout les désaccords qu’ils peuvent avoir avec sa politique. Or, les socialistes ne font en l’occurrence que leur travail d’opposition. Et, c’est logique, ils ne disent pas « amen » les yeux fermés à toutes ses propositions et décisions et refusent de donner au maire un blanc-seing permanent. L’affaire récemment médiatisée des marchés qu’il a passés sans appels d’offres à une société appartenant à son beau-frère et qui lui vaut de passer en correctionnelle, les renforcent dans leur attitude.

Au conseil municipal, les conseillers municipaux socialistes votent 90% des mesures proposées. Mais, c’est vrai, ils renâclent sur les 10% restants pour lesquels ils demandent des informations complémentaires ou, tout simplement, votent contre dans l’intérêt de la population, comme par exemple cet échange léonin de terrains et de bâtiments avec le promoteur immobilier  de BNP dans le cadre du projet « nouvelle mairie », déséquilibré de 15 à 20 millions d’euros en défaveur des finances municipales.

Bref, pour le maire, désaccord = mensonge. Mais, excusez : ces deux mots n’ont pas du tout la même signification. Lui qui est tout content chaque année de distribuer des dictionnaires aux élèves méritants des écoles de Châtillon devrait aussi de temps en temps les ouvrir…

NON MERCI !

lundi 15 juillet 2013

Dans une interview publiée dimanche 14 juillet 2013 dans le Journal du Dimanche, Jean-François Copé répond à la question du journaliste « Pensez-vous porter une alternative crédible ? » : « Nous travaillons à l’élaboration d’un solide projet d’alternance. Les Français doivent savoir qu’il existe un autre chemin. Je pressens qu’une aspiration à la liberté économique va souffler. L’UMP doit porter ce message« …

Voyons voir ce qu’il y a dans cet « autre chemin« , on cite Jean-François Copé :  » réduire l’impact des charges, alléger le code du travail, abaisser les dépenses publiques« …

Traduisons en termes concrets :  plus d’argent pour les patrons, moins de libertés et de droits pour les salariés dans leur travail, moins de fonctionnaires, donc moins de services publics et  d’une qualité inférieure.

Alors, non merci, Jean-François. Ton « autre chemin« , tu peux te le garder.

INDECROTTABLE !

samedi 13 juillet 2013

Indécrottable : qui ne parvient pas à se débarrasser de ses mauvaises habitudes (Le Robert)…

Jean-Pierre SCHOSTECK, à peine sorti de la salle du tribunal correctionnel où il était jugé pour favoritisme et prise illégale d’intérêts, qu’ il demandait par un vote au dernier conseil municipal de Châtillon de pouvoir disposer d’un blanc-seing pour pouvoir dépenser 800 000 euros sans contrôle dans les travaux de réfection du marché, prétextant qu’il ne voulait pas réunir un Conseil municipal en août… L’opposition « socialiste et verts-europe écologie » était pourtant prête à une séance supplémentaire en août… La réponse de l’opposition PS – Europe Ecologie Les Verts a été unanime : non, car nous n’avons plus confiance après ce qui vient de se passer. Seul le représentant du Modem est venu dans ce vote apporter sa voix à l’UMP unanime.

Comme à son habitude, le maire commentait à l’envers le vote de l’opposition en le présentant comme étant un refus de voir se moderniser le marché. Feinte de balayeur d’un vieux politicien sur ses fins. Non, l’opposition PS-Europe Ecologie Les Verts n’est pas opposée à la modernisation du marché, juste opposée aux risques de magouilles.

Avec l’ami Pemezec…

La suite du Conseil municipal fut à l’avenant : alors que Châtillon est avec  Montrouge dans une communauté de communes, le maire propose de s’associer au Plessis-Robinson dans une société publique locale d’investissement en vue des travaux d’aménagement de la future gare…de Châtillon-Montrouge. Et de se faire élire dans la foulée, par la majorité UMP, administrateur de cette nouvelle société avec son ami Carepel. Pourquoi se gêner ?

Déjà,  cette décision confirme quelque part l’inanité, dénoncée depuis longtemps par l’opposition, de cette communauté de communes avec Montrouge, inefficace et qui ne sert à rien, la preuve. Alors que rejoindre Sud de Seine avec Bagneux, Clamart, Malakoff, et Fontenay-aux-Roses aurait été plus logique, plus efficace et moins coûteux pour les administrés.

Ensuite, quel rapport entre Châtillon et le Plessis, hormis que leurs maires respectifs passent de temps en temps devant les tribunaux pour leurs dérapages ? Entre les deux communes, il y a déjà Fontenay-aux-Roses qui les sépare géographiquement. Et en quoi Le Plessis peut-être intéressé par les aménagements autour de la gare de Châtillon-Montrouge ? Poser la question, c’est déjà y répondre… Cerise sur le gâteau, Le Plessis prend 90% de cette nouvelle société ! Ce n’est même pas la peine de commenter cette affaire, chacun a compris. L’intérêt d’une personne prévaut sur celui des 35 000 habitants de Châtillon. Point barre !

Franchement, ces comportements politiciens d’un autre âge ne sont plus tenables. Ils nourrissent les rancoeurs et le vote des extrêmes. En mars 2014, une bonne occasion est donnée aux électeurs de Châtillon pour dire qu’ils ne veulent plus de ces magouilles, du clientélisme du maire et autres turpitudes. Qu’ils veulent une ville aux mains propres, équitable et solidaire. Une ville durable, quoi.

Prison avec sursis, amende et inéligibilité requises contre Jean-Pierre SCHOSTECK

vendredi 5 juillet 2013

Dans un contexte où les affaires se succèdent dans le microcosme politique, le tribunal correctionnel de Nanterre a requis ce jeudi 5 juillet 2013 1 an de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et 2 ans d’inéligibilité contre Jean-Pierre SCHOSTECK, le maire UMP de Châtillon pour « favoritisme » et « prise illégale d’intérêts » dans l’octroi de deux marchés publics d’un montant de 107 500 euros passés avec son beau-frère.

Nous nous abstiendrons ici de tout commentaire sur cette réquisition en attendant le verdict des juges qui interviendra prochainement.

Néanmoins, on ne peut pas oublier que cette affaire est aussi la conséquence du manque chronique de transparence dans la gestion municipale où l’opposition est systématiquement écartée des dossiers. En effet, sur plus d’une centaine de postes de délégués municipaux, elle n’en a aucun bien qu’ayant réalisé près de 49% aux dernières élections municipales…

Cette absence de démocratie locale se retourne aujourd’hui contre le maire. En effet, une présence régulière de l’opposition dans les structures ad hoc lui aurait sans doute évité ce type de dérapage et il ne se serait pas retrouvé au tribunal. Par exemple, sur Châtillon Habitat, lieu d’une des deux affaires en question, l’opposition ne dispose d’aucun siège au conseil d ‘administration et le rapport d’activité de cette structure ne lui a pas été communiqué depuis…2011.

Si nous sommes élus en mars 2014, nous donnerons pour notre part tout ses droits à l’opposition. Elle disposera, au contraire de ce qui se passe avec la majorité de droite d’aujourd’hui, de postes de délégués municipaux lui permettant de jouer complètement son rôle d’opposition et de faire vivre la démocratie.

UMP – MODEM : CHERCHEZ L'ERREUR…

mercredi 3 juillet 2013

Le 8 avril 2013, David LEFEVRE, un des responsables locaux du Modem à Châtillon, écrivait sur son blog : « J’ai signé la pétition pour une loi de moralisation de la vie politique ; et vous ? « 

Et en dessous de sa phrase, un encadré : « la moralisation de la vie publique, une urgence !« 

Aujourd’hui, c’est tellement urgent qu’il s’allie avec Jean-Pierre SCHOSTECK, qui vient d’être condamné par la justice à 1 an de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité pour avoir passé des marchés sans appels d’offres avec une entreprise qui appartenait à son beau frère…

Cherchez l’erreur…

Bref, que ne ferait-on pas pour un strapontin ? Se renier six mois après, c’est tout simple. Même si ça donne de la politique un image pour le moins dévalorisée. Qu’en pensent les électeurs châtillonnais du Modem ?

cheap dissertation writing service