Archive pour février 2013

Logements sociaux à Châtillon : qui n’avance pas, recule…

dimanche 10 février 2013

Débat animé lors du dernier conseil municipal de Châtillon au sujet des statistiques en matière de logements sociaux. Sur la foi de chiffres officiels émanant de la préfecture des Hauts-de Seine, Châtillon comptait en 2011,  3 151 logements sociaux sur 14 869 logements, soit 21,45%, en recul de 0,17% par rapport à 2010. La moyenne du département se situe quant à elle à 26,35%. Chiffres immédiatement contestés par le maire qui annonce pour sa part plus de 23%, sans préciser s’il s’agit des chiffres de 2011 ou de 2012. Rappelons que la moitié environ des Châtillonnais, en fonction de leurs revenus, remplissent les conditions pour obtenir un logement social.

Ce qui est certain et ne souffre d’aucune discussion, c’est qu’il manque au moins 1 000 logements sociaux à Châtillon si l’on en juge la demande exprimée chaque année par les Châtillonnais et non satisfaite. Or, sur deux ans (2010 et 2011), moins d’une quinzaine de logements sociaux ont été mis sur le marché à Châtillon (contre 215 à Clamart et 69 à Fontenay-aux-Roses). Et encore, il ne s’agit pas de logements « premirs prix » pour les plus démunis. En effet, que penser par exemple des « logements sociaux » pour étudiants, des studios, proposés actuellement à 590 euros de loyer par mois sur le quartier de l’Aérospatiale ?

Le % de logements sociaux ne cesse de baisser à Châtillon

Châtillon, de par la gestion par l’ancienne municipalité de gauche dirigée par le PCF et battue en 1983 par la droite, possédait un parc important de logements sociaux, plus de 30%. Depuis l’arrivée de Jean-Pierre Schosteck et de l’UMP aux commandes de la ville, ce pourcentage de logements sociaux n’a cessé de baisser. Comparons avec les viles voisines : Le Plessis- Robinson, mairie UMP, sur la lancée de l’ancienne municipalité de gauche, présente un taux de logements sociaux de 43%, Malakoff (PCF) de 39%, Bagneux (PCF) de 51%, Clamart (PS) et Fontenay-aux-Roses (PS) de plus de 26%.

Le taux de logements sociaux en constante diminution à Châtillon est bien la conséquence d’une démarche politique du maire qui vise à privilégier l’implantation de couches favorisées avec l’aide des promoteurs immobiliers au détriment du maintien dans la ville des couches populaires et moyennes. En opérant ainsi, le maire pense sans doute renforcer sa base électorale. Encore faudrait-il qu’il apporte ensuite aux premiers les services qu’ils attendent (crèches, écoles, pistes cyclables, environnement, équipements sportifs, etc.). Or, en la matière, nous sommes très loin du compte et chaque élection montre que la stratégie du maire tourne court et que la gauche continue de progresser.

Ce que l’opposition de gauche appelle aujourd’hui de ses voeux, c’est une véritable politique en faveur du logement social à Châtillon. Ca commence par négocier fermement avec les promoteurs immobiliers en leur imposant un pourcentage de 30% de logements sociaux dans leurs nouvelles constructions, sinon pas de terrains à construire pour eux. Des premières avancées dans ce sens ont pu être obtenues ces derniers temps sous la pression de l’opposition auprès de Bouygues Immobilier sur le Coeur de Ville. Continuons ! Mais la meilleure façon de développer le logement social à Châtillon, c’est encore de porter la Gauche aux commandes de la ville, comme  les élections municipales de mars 2014  vous en offrent la possibilité.