Archive pour avril 2011

Budget 2011 de Châtillon : approximations et laisser-aller de la part de la majorité UMP

jeudi 14 avril 2011

Empêtré dans un endettement endémique des finances de la ville et dans un souci de ne pas trop alourdir la fiscalité locale déjà parmi les plus élevées du département, le budget 2011 pour Châtillon présenté mercredi 13 avril par la majorité UMP au Conseil municipal manque par conséquence de moyens pour investir, donc de souffle. « C’est parce que l’on a déjà tout construit », affirme sans rire le maire, Jean-Pierre Schosteck. L’opposition a beau énumérer les équipements sportifs, culturels et sociaux qui manquent au regard d’un accroissement sans précédent de la population châtillonnaise, à force de répéter sempiternellement qu’il a raison et que l’opposition a tort, Jean-Pierre Schosteck finit par s’auto-intoxiquer et ne plus voir la réalité. Visiblement, les électeurs châtillonnais qui viennent de donner trois fois de suite la majorité à la gauche  (européennes, régionales et cantonales) ont tranché clairement la question.

Quant à ses collègues de la majorité de droite, ils ne s’expriment pour la plupart que par des cris d’orfraie et des ricanements face aux prises de parole de l’opposition. Cette attitude donne une triste image de la politique, celle la même d’ailleurs qui nourrit le vote des extrêmes.

Encore sonnée par sa défaite aux dernières cantonales ou tout simplement lassée après plus de 25 années sans discontinuité à la tête de la commune, la majorité UMP, sans idées nouvelles,  glisse dans l’approximation et le laisser-aller. Par exemple, elle vient de complètement bouder  la réunion de la Commission des Finances du 11 avril, préparatoire à la discussion budgétaire : un seul présent et six absents dans les rangs de la majorité, et parmi ces derniers,  le candidat UMP aux dernières cantonales, Jean-Paul Boulet, et sa suppléante, qui dans leurs tracts durant la campagne électorale, n’ont pourtant pas arrêté de donner des leçons à la gauche en matière de présentéisme, reprochant notamment à la candidate socialiste de n’avoir été présente qu’à…80% des réunions du Conseil général. Encore une fois, c’est celui qui dit, qui y’est.

Propositions de la gauche, quolibets de la droite, à chacun sa manière de fonctionner

Pour en revenir au budget, si les rentrées d’argent sont prévues plus nombreuses, c’est tout simplement parce que les châtillonnais sont plus nombreux. Mais, dans le même temps, parce que la commune est en difficulté financière, elle ne prévoit pas les investissements nécessaires en équipements publics pour faire face à cette croissance du nombre de ses habitants. Ainsi en 2010, les investissements auront été les plus faibles depuis 2005. Et on vous fera grâce ici de la problématique des emprunts toxiques contractés par la commune et que l’opposition demande de renégocier avec la banque. Le Maire balaie tout cela d’un revers de la main : après moi, le déluge.

Sous les quolibets, notamment de la part de ceux qui quand on tape leur nom sur Google, on obtient  zéro réponse, le Parti socialiste et Châtillon Pour Tous ont proposé de faire des efforts particuliers en direction des personnes, de plus en plus nombreuses à Châtillon, à être en grande difficulté financière : bons d’achats pour des fruits et légumes dans les petits commerces de la ville, création d’une  épicerie sociale, d’une friperie, en lien avec les associations caritatives, ateliers de remises en état de mobilier et de petits appareils électriques puis redistribution, augmentation du nombre des logements d’urgence, etc. D’autres propositions encore sur la petite enfance, les jeunes, le développement durable, la démocratie locale, etc. Rien n’émeut le maire qui continue sa politique clientéliste comme on faisait il y  a quarante ans et à tracer son sillon ou plutôt à faire bétonner par les promoteurs, souvent les mêmes, le moindre espace libre du territoire châtillonnais. Et à 6 000 / 6 500 euros le m², Messieurs dames.

Projet du nouvel hôtel de ville : le doigt mouillé remplace le crayon

La BNP Paribas qui a racheté les terrains de l’Aérospatiale n’arrive pas à placer l’ancien siège de cette entreprise en immobilier de bureaux. Qu’à cela ne tienne, la banque le propose à la commune qui en échange lui rétrocéderait les terrains devenus vacants du fait de l’intégration de services dispersés de  la commune dans cet immeuble. On pourrait imaginer un échange équitable. Mais, et même en lecture rapide, on constate, vu les prix de l’immobilier, que la BNP Paribas ferait dans cette opération entre 10 et 20 millions d’euros de bénéfices.  Le Maire reconnait qu’il a fait ses calculs « au doigt mouillé », ce dernier remplaçant « le crayon à la main », pratique favorite du maire jusqu’à ce jour. L’opposition demande le report du vote car il manque trop d’éléments et d’analyses pour pouvoir prendre une décision sérieuse qui ne pénaliserait pas les finances de la ville. Que nenni, la droite passe en force et fait voter le projet à la hussarde. La gauche vote contre et, soucieuse de la bonne utilisation de l’argent des contribuables, n’en restera pas là.

Depuis trop longtemps aux affaires, la droite UMP n’a plus de souffle et pas plus d’idées. En plus, ses défaites électorales successives la rende hargneuse. Le changement de majorité s’impose pour redonner souffle et  couleurs à cette ville qui mérite mieux que la stratégie de monopoly immobilier ou la tentation clientéliste qui semblent devenues les deux mamelles de l’UMP locale.

Ecoles : les cantonales passées, la casse reprend !

samedi 9 avril 2011

Le Gouvernement de Sarkozy a décidé plusieurs milliers de suppressions d’emplois dans l’Education nationale. On aura attendu la fin des élections cantonales pour passer aux travaux pratiques. Ainsi, dans les Hauts-de-Seine, ce sont plusieurs dizaines de classes qui sont prévues de fermer à la rentrée de septembre 2011 alors que le nombre d’élèves ne cesse de croître. Une manifestation a réuni près d’un millier de personnes devant la Préfecture de Nanterre pour protester contre cette politique de casse de notre système scolaire.

A l’issue de cette manifestation, Martine GOURIET, conseillère générale de Châtillon et présidente du groupe socialiste et Europe-Ecologie-Les Verts a déclaré :  « Mardi dernier, le Président de la République déclarait « avoir conscience des limites » de sa politique de réduction des dépenses publiques dans le domaine de l’école. Cette « prise de conscience tardive »  ne trompe personne. Le gouvernement poursuit à grands pas le démantèlement de l’Education nationale, sabordant l’avenir des générations futures. La conséquence, ce sont des surcharges de classes, le non remplacement de professeurs absents, la suppression d’options, la suppression des cours en demi groupe pour les matières qui le nécessitent ( langues ou travaux pratiques par exemple). Sans parler de la catastrophique réforme de la formation des enseignants. La mobilisation va se poursuivre, je continuerai à vous informer. »

A Châtillon, le collège Paul Eluard est dans la cible de même que l’école maternelle des Sablons où une classe est déjà prévue d’être supprimée à la rentrée, ce qui a occasionné cette semaine un mouvement de grève parmi le corps enseignant. Le Parti Socialiste de Châtillon sera très attentif à l’évolution de la situation dans les colèges et les écoles de la ville et soutiendra toute action visant à y préserver puis à y renforcer le service public de l’Education nationale.