Jean-Pierre Schosteck réinvente Pif Gadget

« L’éco-responsable » Jean-Pierre Schosteck, et irresponsable (sans guillemets) politique qui vient de s’acquoquiner au sein de la « Droite populaire » avec des futurs alliés du Front National tels les députés Raoult, Ciotti ou Vanneste, propose en couverture du dernier numéro de « Châtillon Informations », de prêter aux habitants de Châtillon une caméra thermique pour mesurer leurs pertes éventuelles d’énergie. Ca nous rappelle un peu les pois sauteurs de Pif le Chien, le magazine qui proposait avec chaque numéro un gadget à ses jeunes lecteurs…

Voilà une nouvelle façon pour le Maire d’esquiver ses responsabilités. En effet, c’est à la municipalité de faire le boulot, c’est pour cela qu’elle a été élue et c’est pour cela que l’on paie des impôts locaux. Ce n’est pas aux habitants de se substituer au service public communal. Si ça continue, on va leur demander de balayer les rues ou d’arroser les fleurs des ronds-points. En effet, on peut aisément imaginer que peu de personnes vont spontanément emprunter cet appareil de haute technologie et encore moins celles issues des quartiers populaires qui  souffrent pourtant financièrement le plus des pertes d’énergie, tout simplement parce qu’ils habitent trop souvent des logements de moindre qualité.

Faire baisser les charges d’habitation et celles des bâtiments publics

Non, ce qu’il faut, comme le demandent les élus socialistes depuis des lustres, c’est une thermographie de la ville. C’est-à-dire une photographie aérienne infrarouge qui permette d’identifier les éventuelles sources de perte de chaleur et d’eau de chaque habitation ou bâtiment. Une fois développées, les photos sont exposées au public qui, s’il le souhaite, peut ensuite, au vu de ses éventuelles pertes constatées, entreprendre les travaux nécessaires d’isolation et de colmatage des fuites. Ce  qui va lui permettre de faire baisser sensiblement le montant de ses charges de chauffage et d’eau. Ces travaux sont finançables par des prêts à taux zéro, c’est-à-dire sans intérêts.

La thermographie largement remboursée par les gains 

Le coût de cette thermographie, une fois les aides déduites, reviendrait à environ 25 à 30 000 euros, pour les finances de la ville, à comparer avec les 600 000 euros annuels dépensés en  frais de réception par la mairie… Au bout du bout, on peut même penser que cela ne couterait rien puisque les économies qui pourraient être réalisées sur les seuls bâtiments dépendant de la municipalité devraient être sensiblement supérieures à l’investissement. Et ceci, sans compter les emplois qui devront être créés, dont une bonne partie au plan local, pour faire les travaux.

« L’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas » est-il écrit dans le magazine du maire. Nous on dirait au sujet de cette initiative « schosteckienne » que « les bêtises les moins nombreuses sont celles que l’on ne fait pas »

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