Archive pour novembre 2010

Cantonales 2011 : un potache, nouveau candidat de l’UMP à Châtillon. Mais, pour quoi faire ?

vendredi 26 novembre 2010

En prévision des cantonales de mars 2011, Jean-Pierre Schosteck avait choisi avant l’été dernier de pousser Jean-Claude Carepel, un de ses proches adjoints à la mairie de Châtillon.  Mais, c’était sans compter sur le climat compliqué, pour ne pas dire plus, qui s’est instauré entre Jean-Pierre Schosteck et Philippe Pemezec, le responsable de l’UMP dans les Hauts-de-Seine.  En effet, ce dernier,  invalidé aux législatives de 2007 pour avoir confondu les comptes de sa campagne électorale avec ceux de la mairie qu’il dirige au Plessis-Robinson, avait été jugé inéligible pour un an. Jean-Pierre Schosteck avait alors du concourir à sa place lors de la législative partielle de 2008 qui a suivi et il avait été élu.

Le protégé de Schosteck « trashé » !

Mais, à la fin de l’inégibilité de son compère, Schosteck devait démissionner pour provoquer ainsi une nouvelle élection partielle afin que Pemezec retrouve son siège de député. Que nenni ! La place étant sans doute bonne, l’ami Jean-Pierre a fait celui qui n’entend pas et est resté les deux fesses bien collées à son siège de député. Ceci au grand dam de son futur ex-ami Pemezec qui a du se contenter par la suite pour pallier la perte de son indemnité de député de toucher  5 000 euros par mois pour faire des copiés-collés sur internet.

Le retour de bâton du maire du Plessis ne s’est pas fait attendre. Lors d’un déjeuner des caciques de l’UMP du 92 qui s’est tenu pendant l’été, le candidat de Schosteck pour les cantonales s’est fait joyeusement « trasher » puis remplacé par un nouveau candidat UMP qui a la particularité de s’être une fois présenté contre… Madame Schosteck lors d’une élection cantonale à Châtillon. Bonjour l’ambiance. Récemment, lors de la fête annuelle UMP des adhérents et des sympathisants de  la 12ème circonscription législative organisée à l’initiative de Pemezec, si Schosteck était bien présent dans la salle pour faire le job, où donc étaient passés les élus municipaux UMP de Châtillon ? Mystère et boule de gomme.

Des blagues de potache

Cette situation doit mettre les nerfs au deuxième et nouveau candidat UMP pour les cantonales à Châtillon car dès qu’il ouvre la bouche, que ce soit au Conseil municipal par exemple, ou qu’il écrit un article, il s’énerve, dérape et attaque,  parfois de façon vulgaire, Martine Gouriet, notre conseillère générale PS de Châtillon. L’attaque-t-il sur son programme ? Sur ses idées ? Non, pas du tout. Soit il l’agresse gratuitement,  soit il lui balance des vannes qui oscillent entre la blague de potache et l’Almanach Vermot. Quant à ses idées ou son programme, mystère, on n’en saura rien. Mais, peut-être n’en a-t-il tout simplement pas ?

Cette attitude est vraiment très bizarre car quand on veut faire de la politique, certes il est de bonne guerre d’égratigner ses adversaires, mais on a quand même en parallèle un certain nombre de choses à proposer, non ? Si c’est juste pour se moquer et faire des blagues, devant la machine à café au bureau, ça suffit bien. Et si ses blagues étaient vraiment  bonnes et faisaient rire ses collègues, alors il pourrait tenter la Jamel Comedy sur Canal Jimmy.

Allez, on brule d’envie de vous raconter sa dernière : il a tout de même écrit 28 lignes sur son blog pour se moquer du fait que dans un compte-rendu d’une association de parents d’élèves, son nom avait été suivi de la mention « conseiller général » alors que celle-ci aurait du suivre le nom de Martine Gouriet…  Et de finir sa « blague » en écrivant : « C’était juste pour rire un peu ». Oui, mais alors c’était très, très, peu.

En fait, on se demande bien pourquoi ce personnage se présente à une élection politique. A moins que cela ne soit que pour ridiculiser la dite politique et amener de l’eau au moulin de la bande à Le Pen. Franchement, la politique, après toutes les affaires de la droite ces deux dernières années (Woerth-Bettancourt, écoutes des journalistes, Karachi, etc.) mérite mieux et n’a vraiment pas besoin de traîner des boulets de ce type.

Patrick Devedjian crache le morceau

dimanche 21 novembre 2010

Battu à l’élection pour la présidence de l’UMP dans les Hauts-de-Seine par Jean-Jacques Guillet, maire de Chaville et comme lui ancien militant de l’extrême droite, Patrick Devedjian, écoeuré, raconte sa défaite dans une interview parue dans Le Monde du samedi 20 novembre : pressions voire menaces sur les  électeurs adhérents de l’UMP, urnes différentes par secteur pour bien pouvoir vérifier que la consigne présidentielle de voter Guillet a  été respectée, intervention de Nicolas Sarkozy lui-même, cette interview est un édifiant résumé des pratiques de l’UMP dans le département depuis des années. Le 20 et 27 mars 2011, lors des 23 élections cantonales dans le département, les électeurs alto-séquanais auront l’occasion de renvoyer chez eux tout ce beau monde. La Gauche a une chance véritable de prendre la présidence du département. Les électeurs de gauche, les démocrates et les républicains de tous bords se doivent de faire souffler le vent de la démocratie dans ce département depuis trop longtemps aux mains d’une seule et même caste, anti-démocratique et anti-sociale.

Conseil Municipal du 17 novembre 2010 : l’opposition marque deux points

samedi 20 novembre 2010

Paris Métropole et Autolib

Après avoir refusé il y a quelques mois l’adhésion de la ville de Châtillon au syndicat de communes d’Ile-de-France, Paris Métropole, et aussi à Autolib, une sorte de Vélib’ pour voitures électriques qui doit se mettre en place en région parisienne, la majorité municipale, sentant sans doute l’opprobre monter au sein des opinions locales, est revenue sur ses refus et à proposé de voter ces deux adhésions, ce que l’opposition, ravie, n’a pas manqué de faire. Comme quoi, quand les décisions sont bonnes et agréent la population de Châtillon, l’opposition sait les voter. Néanmoins, l’opposition a souhaité savoir ce qui avait motivé le revirement de la majorité UMP sur ces deux décisions. Elle aura pour réponse quelque chose d’embarrassé qui s’apparente plutôt à de la bouillie pour les chats. Le contexte, les prix, auraient changé. Que nenni ! En comparant la situation actuelle aux écrits de l’opposition à l’époque publiés dans la revue officielle « Châtillon Informations », toute personne honnête constatera que les arguties de la droite ne sont que purs fantasmes. Mais, le principal, c’est que les deux adhésions ont finalement été votées.

Emprunts toxiques

L’opposition n’a de cesse d’alerter sur le fait qu’outre un très fort endettement (plus de 70 millions d’euros soit plus de 2 000 euros par habitant et encore plus par foyer), Châtillon a eu recours à des emprunts dont plus de 40% sont considérés par les techniciens de la chose comme très toxiques. Le Maire se veut rassurant en disant que tant qu’on ne les rembourse pas, on ne risque rien. Un dialogue de sourds mais une nouveauté tout de même par rapport à quelques conseils municipaux passés, c’est qu’aujourd’hui, il reconnaît l’existence de la toxicité d’un certain nombre d’emprunts…

Hausse des tarifs

Compte tenu de l’inflation, la droite a prévu l’augmentation de certains tarifs de prestations pour les familles comme par exemple ceux de la restauration scolaire, de gardes du matin dans les écoles élémentaires ou des accueils dans les centres de loisirs. Bien  que l’augmentation soit légère (1%), l’opposition a souhaité un gel de ces augmentations pour les plus défavorisés et une progressivité pour les autres. La majorité a ricané comme quasiment à chaque proposition de l’opposition. Serait-elle capable de reproduire ces ricanements devant les 1500 personnes environ qui, à Châtillon, vivent sous le seuil de la pauvreté ? Chiche ! La proposition de l’opposition a été rejetée à l’unanimité de la droite UMP.

Votation en faveur du vote des étrangers aux élections locales

Le PS, le reste de la gauche et de nombreuses associations proposent d’étendre le vote des étrangers aux élections locales. Aujourd’hui, seuls les ressortissants des pays de l’Union Européenne peuvent voter aux élections locales et européennes. Pour cela, il faut faire évoluer les lois et les partisans de l’extension souhaitent organiser, come pour La Poste à l’automne, un référendum appelé « Votation citoyenne » tel que prévu par la nouvelle Constitution. La droite, après les ricanements habituels, a balayé cette proposition du revers de la main. Un jour, c’est la droite UMP de Châtillon que les électeurs balayeront d’un revers de leurs votes…

« Les Français n’aiment pas les réformes. »  Ah bon ?

Enfin, au cours d’un échange plutôt vif, le Maire s’est lancé dans un définitif « les Français n’aiment pas les réformes ». Ce à quoi a rétorqué un conseiller de l’opposition : « Les Français n’aiment pas les mauvaises réformes, nuance ». Il a ensuite cité quelques réformes largement adoptées par les Français par le passé comme la création des congés payés, celle de la Sécurité sociale ou des 35 heures ou encore, l’abolition de la peine de mort. Certes, la récente réforme des retraites n’a pas reçu le soutien des Français, mais c’est parce qu’elle était injuste, tout simplement. Le tout dans un brouhaha provoqué par la droite pour masquer ces paroles. Drôle de conception du débat.

Philippe PEMEZEC : vraiment, un triste sire qui n’honore pas la politique

dimanche 7 novembre 2010

Déjà invalidé en 2008 de son poste de député pour avoir mélangé ses comptes de campagne avec ceux de la mairie qu’il dirige, cité à l’honneur du Canard Enchaîné pour s’être fait payer 5000 euros par mois pour de simples copiés-collés sur internet, le voilà maintenant traîné devant les tribunaux pour avoir proféré des injures envers un élu de la République. Quelle est cette nouvelle affaire Pemezec ?

Le Tribunal correctionnel de Nanterre vient d’examiner la plainte déposée par Benoit Marquaille (conseiller municipal PS au Plessis-Robinson et conseiller régional PS en Ile-de-France) contre Philippe Pemezec (maire UMP du Plessis-Robinson, Président de l’UMP dans le 92 et ex-député invalidé) pour injures publiques commises contre un élu, proférées lors du conseil municipal du Plessis Robinson du 16 décembre 2009.

Au cours de ce conseil, sans aucune raison, le Maire avait en effet envoyé une bordée d’injures aussi grossière qu’indécente, contre l’élu socialiste d’opposition. En début de conseil, il l’avait traité délicieusement de « connard », puis en fin de conseil, refusant de répondre à une question écrite de Benoît Marquaille concernant l’agression par arme à feu dont avait été victime un policier municipal de la Ville par son brigadier chef au milieu du poste de police, le Maire s’était lâché, traitant en salves continues l’opposition de « minable », voyou », « falsificateur », « vous me faites vomir », « vous transpirez la médiocrité »…

 Pourtant habitué des attaques personnelles et mesquines du maire, cette fois Benoît Marquaille, soutenu par l’ensemble des élus de l’opposition, a décidé de faire cesser ces pratiques indignes du débat démocratique et de la ville du Plessis Robinson.

 Philippe Pemezec était donc prévenu d’injures. Très courageusement, il s’est cependant défaussé sans aucune excuse pour le tribunal, refusant ainsi de répondre de ces actes, préférant s’en rapporter à son avocat, un ténor du barreau de Paris (il fallait au moins cela pour défendre l’indéfendable). Le tribunal a donc entendu Benoît Marquaille et Christophe Leroy, conseiller municipal du Plessis Robinson, cité en qualité de témoin.

 L’absence du Maire du Plessis Robinson n’a pas empêché le tribunal de comprendre la personnalité de ce dernier, ce qui a d’ailleurs conduit le Procureur de la République à demander au tribunal correctionnel de condamner Philippe PEMEZEC considérant que ses injures et le comportement du prévenu étaient « inadmissibles de la part d’un élu de la République », et troublent gravement l’ordre public.

 Le tribunal rendra son jugement le 7 décembre prochain. Il y a tout lieu de penser que les réquisitions du procureur seront suivies.

 Espérons que ce jugement permettra à Philippe Pemezec de se ressaisir et qu’il en écoutera son propre avocat pour lequel l’injure « n’est que le paravent d’une pensée un peu faible, une argumentation indigente pour celui qui ne manie pas les concepts. Elle s’offre comme une planche de salut à celui que la dialectique déconcerte. Le cri prend la place du mot et la vocifération celle de l’idée » (bulletin du bâtonnier du Barreau de Paris 29 octobre 2010).

Que peut-on penser de cette énième affaire Pemezec qui persiste à vouloir défrayer négativement la chronique politique ? Que la politique, c’est trop sérieux et trop important pour la confier à ce type d’individu, tricheur, voleur des deniers de l’Etat et maintenant grossier personnage. Electeurs de droite, comme à Asnières où vous vous êtes finalement débarrassés de Monsieur Aeschliman, un UMP dont les agissements hors-la-loi ont fini par  dégoûter l’électorat UMP lui-même, n’hésitez pas à lâcher votre représentant aux prochaines élections. Par ses agissements répétés, il salit la politique et votre parti.

Retraites : le samedi 6 novembre 2010, on remet ça !

vendredi 5 novembre 2010

Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre. Comme le gouvernement fait la sourde oreille aux revendications légitimes de millions de Français, il n’y a pas d’autre choix pour ceux-ci que de perdurer dans l’action. Compte tenu de l’ampleur de l’attaque contre les retraites, la riposte doit être à la hauteur et elle le sera encore samedi de la Place de la République à Nation pour ce qui concerne la manifestation de Paris et de l’Ile-de-France.

Cela devient une (bonne) habitude : les socialistes et leurs sympathisants se retrouveront à 14 heures devant le Cirque d’Hiver (M° Filles du Calvaire). La fédération du PS des Hauts-de-Seine aura sa banderole.

A samedi, retrouvons-nous tous à la manif et en famille !