Panneaux municipaux : ça l’affiche mal !

Le renouvellement de l’équipe municipale, annoncé à grands coups de tambour et de trompette par le député-maire UMP, Jean-Pierre Schosteck, pendant la dernière campagne des élections municipales en 2008,a depuis fait long feu. Certes, au début, toutes ces nouvelles têtes, ça faisait bien sur les affiches. Mais, comme par la suite, on ne leur a pas confié toutes les responsabilités promises durant la campagne, notamment pour ce qui concerne les candidates issues de ce que l’on appelle les minorités visibles, lassées, elles ont alors fini par s’en aller. Du coup, il a bien fallu refaire les affiches collées sur les panneaux municipaux qui regroupent les photos du maire, de ses conseillers municipaux et ceux de l’opposition.

Le maire, de plus en plus écologiste, en paroles, pas dans les actes, que l’on ne se trompe pas, en a profité pour se refaire une beauté et s’afficher avec une nouvelle photo sur fond de verdure et de petits oiseaux, faisant un peu ravi écologique à qui il ne manquerait plus qu’un papillon posé au beau milieu du crâne.

Là où ça se gâte, c’est que plus aucun conseiller municipal de la majorité UMP, pas plus que le maire d’ailleurs, n’est estampillé politiquement sur les nouvelles affiches. Les appartenances politiques des uns et des autres ont en effet complètement disparu. Circulez, il n’y a plus rien à voir. Il reste seulement des conseillers de la majorité, sans partis, point barre.

Certes, il est bien difficile pour l’UMP, en ses temps d’affaires de conflits d’intérêts ou de  bataille sur les retraites autour d’un projet largement rejeté les Français, de continuer à afficher sa couleur. Car aujourd’hui, le sigle UMP fait plutôt figure de repoussoir pour les électeurs déçus qui avaient un instant (fatal) cru au « travailler plus pour gagner plus » de l’homme du Fouquet’s. Quant à UPC (Union Pour Châtillon),le sigle de rechange pour l’UMP locale quand ça va mal pour elle, la récente polémique sur les micros-partis mis en place pour échapper à la règle sur le financement des partis, ce n’est pas terrible non plus. Alors on gomme tout… comme hier on a abandonné successivement les sigles UDR, RPR,…

Si la droite a souvent eu besoin de changer de sigle pour tenter d’échapper à la sanction électorale d’électeurs mécontents ou déçus de sa politique le PS, lui, s’est toujours affiché en tant que tel au cours de la Vème République.

Monsieur Schosteck, si vous avez le droit d’avancer masqué, encore que ce ne soit pas très démocratique, il serait plus honnête de tomber le masque et de s’afficher  pour ce que l’on est un militant de l’UMP,  soutien régulier à la politique et aux projets de lois de Sarkozy.

Faut pas avoir honte de ses engagements, faut tout simplement être capable de les assumer jusqu’au bout, face à ses électeurs, y compris quand arrive la tourmente.

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