Archive pour avril 2010

Manifestez le 1er Mai avec le Parti Socialiste de Châtillon

vendredi 30 avril 2010

La section du Parti socialiste de Châtillon organise samedi 1er mai un départ collectif pour la manifestation traditionnelle à Paris. Le rendez-vous est fixé à 13 heures à la station de métro Châtillon-Montrouge. Les militants de la section seront reconnaissables à leurs chasubles rouges, siglées dans le dos « Parti socialiste Hauts-de-Seine« .

Les présents, militants et sympathisants, rejoindront ensuite dans le cortège la partie qui sera réservée au Parti socialiste. « Emploi, salaires, retraites » seront les thèmes principaux pour le défilé de cette année. Un 1er mai pour une France juste et solidaire. Par les temps qui courrent, ce n’est pas du superflu…

Pour être entendu et préparer l’avenir, il faudra être nombreux. A samedi, donc !

Les « Fantômas » de Châtillon…

samedi 17 avril 2010

 

Dans sa propagande diffusée lors de la campagne des dernières élections municipales à Châtillon qui se sont déroulées au printemps 2008, Jean-Pierre Schosteck, aujourd’hui député-maire de la ville, qualifiait sa liste « d’équipe solidaire, unie, renouvelée ». Deux ans après, que vaut cette assertion ?

« Solidaire et unie », ? Si l’on en juge par les votes au Conseil municipal, où jamais une voix ne manque de se rallier au panache blanc du maire, on ne peut, dans les faits, que souscrire. Mais, cette posture donne, vous ne trouvez pas, de la démocratie une drôle d’image où tout le monde serait en fait d’accord sur tout. Les discussions que l’on peut avoir en aparté avec les conseillers municipaux de la majorité UMP laissent à penser que, si ceux-ci avaient la liberté de vote, ils voteraient de temps en temps comme l’opposition, qui, contrairement à ce que pérore le maire, ne propose pas que des âneries. Mais voilà, le grand mamamouchi tient toutes ses ouailles par la barbichette et le premier qui votera différemment de sa consigne aura une…

« Renouvelée » ? Certes, l’entrée de deux femmes issues de l’immigration sur la liste de Schosteck, Mmes Zahra Ben Ami et Fatima Guesba, avait fait grand bruit à l’époque. Deux ans après, la première a « démissionné pour raisons personnelles ». Quand à la seconde, on ne la voit plus aux séances du Conseil municipal depuis l’été 2009. Déçues par des promesses non tenues à leur égard ? Ou se sont-elles senties utilisées à des fins électorales juste le temps d’une campagne puis mises au rencart ensuite ? Ou les deux ? Qui le sait ? Le maire, en tous cas, quand on lui demande des nouvelles de la seconde, hausse les épaules en signe d’impuissance et répond : « Sais pas, pas de nouvelles »…

D’autres « renouvelés » ne sont guère mieux lotis : Mr Degos a été absent 7 fois sur les 8 derniers conseils, Mme de la Morinerie, 5 fois absente sur 7 conseils et Mme Auroux, pas vue depuis juin dernier… Ont-ils à ce point des obligations professionnelles si prenantes pour négliger le respect du suffrage universel qui les a portés à la mairie ? Dans l’opposition, beaucoup ont aussi des emplois très prenants, de cadres dirigeants par exemple, et, ils participent pourtant régulièrement aux réunions du Conseil municipal. Tout est une question d’organisation…et de motivation.

En fait, tout cela traduit au fond la difficulté grandissante du maire à constituer une équipe municipale après plus de 25 ans de règne ininterrompu puisqu’il doit faire figurer sur sa liste pour qu’elle soit complète des personnes qui, soit n’ont pas le temps, soit ne sont pas motivées pour tenir le mandat qui leur a été confié par la population. La démocratie locale mérite quand même mieux que ces « fantômas ».

Budget 2010 : Châtillon aux finances fragiles, voire en danger…

jeudi 1 avril 2010

Le budget 2010 de la ville était à l’ordre du jour du Conseil municipal du 31 mars. Comme chaque année, l’opposition, en se basant sur les chiffres officiels de l’administration territoriale, a démontré que l’endettement était très, trop élevé, que les moyens pour investir se réduisaient d’année en année à une peau de chagrin tandis que les impôts locaux restaient parmi les plus élevés du département sans pour autant que les Châtillonnais aient plus de services à leur disposition. L’opposition a aussi montré que la plupart des situations budgétaires étaient en défaveur de Châtillon quand on les comparait à celle des communes voisines, qu’elles soient d’ailleurs de gauche ou de droite. Rien n’y fait, la réponse du maire est invariante d’une année sur l’autre : « On fait dire aux chiffres tout ce que l’on veut« . Fermez le ban ! Une ruse politicienne de plus pour tenter d »échapper au débat de fond.

Le taux des impôts locaux n’augmentera pas pour la cinquième fois consécutive, mais vu le niveau où ils sont, on vous rassure, Châtillon reste encore très largement en tête. De plus, en sa qualité de député UMP, le maire vote au Parlement, quand il ne s’apprête pas à le faire, toutes les lois qui remettent en cause la décentralisation initiée par la gauche (lois Deferre) et assèchent au passage  les finances communales. Sans parler de celles des associations culturelles et sportives qui, si la réforme territoriale proposée par la droite est votée prochainement au Parlement, vont le sentir sérieusement passer. Pour certaines, c’est même chronique d’une mort annoncée faute de moyens pour fonctionner.

Côté fonctionnement, si des postes comme les illuminations de Noël et les frais de réception (+ 35%) dérapent chaque année un peu plus, la droite refuse toujours les propositions de mesures sociales de l’opposition comme celle des « fruits et légumes » (pourtant adoptée à Meudon, majorité présidentielle) qui viendraient atténuer l’impact de la crise pour les catégories populaires de la ville qui n’en peuvent plus.

Enfin, pour ce qui concerne l’environnement, tout ou presque reste à faire. La majorité se félicite de petites mesurettes alors que l’essentiel reste à construire (éco-quartiers, thermographie, ..). Ce qui a fait dire à un conseiller de l’opposition que la stratégie du maire en la matière lui faisait penser à un patissier qui s’occuperait de fabriquer la cerise en fruit confit à poser sur le gâteau mais, qui, dans le même temps, négligerait tout simplement de fabriquer le gâteau…

Au final, l’opposition, toute entière, a du se résoudre une nouvelle fois à ne pas voter ce budget peu enthousiasmant et qui enfonce encore plus les finances de Châtillon dans les eaux profondes, plaçant notre ville en état d’alerte par rapport aux seuils minimum généralement admis pour prévenir les crashs financiers. Puissions-nous avoir tort. Malhereusement, on a très peur d’avoir raison…