Archive pour février 2010

Le « politicard », c’est lui …

samedi 20 février 2010

« C’est formidable de parler à ma place. Ce qui est dit sur la jeunesse est un tissu de mensonges. La politique de la jeunesse existe à Châtillon, mais comme dans beaucoup d’autres secteurs, ma seule faute est d’être discret sur ce qui se f ait, parce que pour l’équipe municipale, agir véritablement ce n’est pas simplement vouloir tirer la gloriole politicarde § Ce qui est dit sur la Maison des Quatre Vents et ce quartier, que « je n’ai découvert qu’en 2008 », est d’une monstrueuse absurdité. Et, je pèse mes mots ! »

Voilà ce qu’écrit Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon, en réponse au texte de l’opposition municipale Parti Socialiste – Châtillon Pour Tous publié dans le numéro de mars de « Châtillon Informations » . Ce texte proposait la création d’une Maison des Jeunes, centrale, conviviale et ouverte pour tous les gens afin de réunir tous les quartiers, toutes les cultures et toute la diversité châtillonnaise, ainsi que la mise en place d’un Conseil de la Jeunesse afin que les jeunes puissent être consultés. Suivait dans ce même texte, une critique de la stratégie du maire de faire comme avec la Maison des Quatre Vents des constructions par quartiers qui empêchent de fait les jeunes Châtillonnais de se réunir ensembles quelles que soient leur origine sociale, leur pratique religieuse, etc. Une façon de mettre en place avant la lettre une démarche comunautarisme, chacun dans son coin, dont on sait que ça se termine toujours mal.

L’anathème comme seul argument

Relisez attentivement le texte du maire. Vous ne trouverez AUCUN argument de quelque nature que ce soit qui, ne serait-ce qu’un tant soit peu, infirme les propositions de l’opposition. Que des anathèmes gratuits pour seuls arguments : « tissu de mensonge« , « gloriole politicarde« , « monstrueuse absurdité ». .. Nous vous l’avons déjà fait remarquer : quand le maire est en difficultés, et il l’est visiblement sur le sujet de la jeunesse, il se met en colère et brandit l’anathème. Il agit de même au Conseil municipal où son jeu favori est de reprendre à sa sauce ce que vient de dire l’opposition pour travestir ses propos. Exemple au dernier conseil du 10 février : à un représentant de l’opposition qui signalait que lors des dernières chutes de neige, il aurait été bien de dégager en priorité les trottoirs devant les écoles et les résidences de personnes âgées, ce qui n’avait pas été fait, le maire a de suite traduit ces propos par « voilà que l’opposition critique le travail du personnel des services techniques alors que les nuits de neige ils sont au boulot dès deux heures du matin alors que vous, vous êtes en train de dormir« .

C’est ça que l’on appelle être un vrai « politicard« . Et quand le maire parle « d’équipe municipale », on en rirait si l’on n’avait en ce moment  les lèvres gercées à cause du froid. Car, l’équipe en question n’est jamais autorisée à s’exprimer dans les débats en conseil municipal à quelques exceptions près. Les conseillers municipaux de la majorité nous jouent le plus souvent « cinéma muet » sauf quand il s’agit de railler l’opposition avec des cris d’orfraie, parfois dignes de la tribune Boulogne du Parc des Princes. Tout cela semble, au passage, décourager quelques unes des composantes de  « l’équipe municipale » puisque cela fait notamment plusieurs mois, depuis septembre plus précisèment, que ne sont pas venues au conseil municipal, Mesdames de la Morinerie, Guseba, Auroux, Ben Ami et Mr Degos…

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

Quant au fonctionnement démocratique de celui qui se veut le chantre des libertés, il n’a toujours pas proposé de local pour l’opposition alors que la loi l’y oblige, aucun conseiller municipal de l’opposition n’a été retenu sur plus d’une centaine de postes de délégués municipaux tous affectés à la droite alors que l’opposition a fait près de 49% aux dernières municipales, aucune présidence de bureau de vote pour l’opposition alors que l’on en confie à des personnes qui n’ont pas été élues par les électeurs de Châtillon, un PLU remodelé sans aucune concertation sauf à penser que l’information de dernière minute en est une, etc… Tout est à l’avenant. Quand on voit que les représentants de l’opposition aux manifestations locales sont complètement occultées dans les photos publiées dans  » Châtillon Informations » qu’un journaliste local nomme d’ailleurs « La Pravda« , on se prend à penser que « notre bon maire » s’est trompé et d’époque et de pays. Il aurait sans doute été plus à son affaire à la tête d’une petite ville de la banlieue de Moscou au début des années cinquante, système qu’il était pourtant censé combattre…

Et que penser de ce maire qui se proclame  « éco-responsable » et qui dans le même temps se fait commander par la mairie une grosse  berline payée par nos impôts locaux alors qu’il bénéficie déjà d’une indemnité ad hoc en tant que député et qu’en parallèle, à titre personnel, il continue de rouler dans un 4×4 parmi les plus polluants du marché. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Pas très éco- responsable, tout cela.

Bref, il ne s’agit même pas d’une question de gauche ou de droite. Ce maire, aux méthodes de fonctionnement ultra personnelles, qui ne sait pas ce que c’est de travailler dans une entreprise, toute sa carrière a été dans la sphère politique, tout en accusant les conseillers de l’opposition qui tous en viennent, ce maire qui dénie les droits les plus élémentaires à l’opposition, passe don temps à travestir ses propos, apparait comme les héros du film « Les visiteurs » égaré dans une époque  qui n’est pas la sienne. Aujourd’hui, les gens aspirent à la démocratie, au débat constructif, à être écoutés, à participer, à travailler de façon collaborative, à se rassembler. pas à se diviser et à se replier sur eux-mêmes, voire en simples en petits groupes recroquevillés dans leurs quartiers respectifs.

Châtillon : la droite joue à cache-cache

mardi 2 février 2010

Dimanche dernier, sur le marché de Châtillon, retour des petits hommes bleus de Schosteck. Comme les hirondelles reviennent au printemps, les militants UMP réapparaissent à l’approche de toute élection. Sauf que cette fois-ci, point de marquage « UMP » sur leurs k-ways bleus, mais un énigmatique « UPC », qui signifierait « Union pour Châtillon », un parti qui n’existe a priori que dans cette ville du sud des Hauts-de-Seine.
Certes, Fidel Castro, quand il a débarqué sur l’île de Cuba pour reprendre le pouvoir au dictateur Battista (et il l’a repris…) n’était accompagné au départ que d’une cinquantaine de guérilleros. De là à dire que JP Schosteck, avec sa dizaine de militants, a des ambitions de prendre le pouvoir dans notre pays, il y a un pas que nous ne franchirons évidemment pas.
Absence de marquage UMP donc sur les k-ways, mais aussi sur l’affiche de campagne de Valérie Pécresse, la chef de file de la droite en Ile-de-France pour les prochaines régionales. Cette discrétion de l’UMP locale à afficher ses couleurs en dit long sur l’impopularité dont jouit aujourd’hui parmi les électeurs, l’UMP et ses chefs de file, Nicolas Sarkozy au national et JP Schosteck au local.

27 – 27 dans les sondages
Heureusement, s’il y a bien un endroit où Schosteck ne se cache pas, ou ne peut pas se cacher, c’est à l’Assemblée nationale où, en tant que député, il continue de voter des deux mains tout ce que proposent Sarkozy et l’UMP, y compris les lois les plus antisociales comme celles du travail du dimanche ou de la fiscalisation des arrêts de travail dus à des accidents du travail.
Déjà, JP Schosteck avait récemment lancé un « la droite et la gauche, c’est pareil », contredit par ses moindres faits et gestes tant à Châtillon qu’au Palais Bourbon, le voilà maintenant qu’il avance masqué dans les travées du marché. Mais, à Châtillon, personne n’est dupe de cette supercherie. L’UPC = Schosteck = UMP = politique de casse de Sarkozy. Comme le dit le dicton populaire : tout cela, c’est blanc bonnet et bonnet blanc…
En attendant plus de clarté, l’UMP se déchire comme à son dernier Conseil national de samedi où 40% des militants présents n’ont pas voté pour l’adoption des listes proposées par leur direction, une grande première dans ce parti.
Dans le dernier sondage publié, celui de l’IFOP pour Paris-Match, le Parti socialiste rejoint l’UMP avec 27% des intentions de vote (+5 pour le PS et – 5 pour l’UMP), contre 13%pour les écologistes et moins de 10% pour le FN et le Modem. On comprend l’inquiétude de la droite d’autant qu’il ne sort de ses cerveaux aucune idée nouvelle pour tenter de juguler la crise économique, sociale et environnementale que traverse notre pays.
Sachons ensemble amplifier ce mouvement de l’opinion en faveur du PS pour donner à la droite une bonne leçon et ainsi bien préparer les présidentielles de 2012.
Tous aux urnes les 14 et 21 mars prochains et en votant socialiste dès le premier tour !