Archive pour décembre 2009

TRISTE CIRQUE A CHATILLON…

jeudi 17 décembre 2009

Dans son supplément « Télé-Paris Obs » de cette semaine, Le Nouvel Observateur consacre sa couverture au cirque  « Quel cirque ! à Paris  » et titre en pages intérieures son dossier : « Paris fait son cirque« .

Nous, à Châtillon, on n’a pas besoin de Pinder, Bouglione et autres Gruss, on a Jean-Pierre Schosteck qui fait son numéro de cirque à la mairie lors de  chaque conseil municipal. Mais, hier soir, il s’est surpassé et on a eu droit à un numéro exceptionnel avec un maire agressif comme jamais contre l’opposition qui faisait son boulot en lui demandant tout simplement ce qu’il avait fait depuis un an à Chatillon Habitat, société HLM qu’il préside et qui s’était fait remonter les bretelles par la MILOS suite à une enquête officielle. On lui reprochait notamment de mal gérer cette société HLM et, cerise sur le gâteau, de ne présenter aucune transparence sur l’attribution des logements. Un malheur n’arrivant jamais seul, pour être tranquille et garder toute possibilité de manoeuvre, aucun conseiller municipal de l’opposition n’a jamais été invité par lui à siéger parmi les membres du conseil d’administration.

Donc, à la question de Martine Gouriet de savoir ce qu’il avait fait des recommandations de la MILOS, le maire s’est fâché tout rouge, a pris sa grosse voix pour critiquer le rapport de la Milos et  jeter l’opprobre sur l’opposition, juste bonne selon lui, à critiquer et à relayer les fausses informations. Au passage, Patrick Widloecher, conseiller PS, lui avait  fait remarquer que des propositions, l’opposition en avait faites des dizaines depuis le début de la mandature actuelle, mais toutes auront été refusées, balayées d’un revers de la main par ce maire stalinien. Seule, proposition de l’opposition acceptée depuis un an et demi, l’installation au balcon de la mairie d’un drapeau de l’Europe à côté du drapeau de la France lorsque notre pays en assumait la présidence en juillet dernier…

Jean-Pierre Schosteck, qui avait senti le vent du boulet lors des dernières élections municipales où l’opposition avait tutoyé au deuxième tour la barre des 49%, n’a de cesse depuis sa réélection de vouloir museler l’opposition. Ses feintes de balayeur les plus usitées : gommer toute figure de l’opposition dans le bulletin municipal, « Châtillon Informations » appelée aussi par la vox populi, la Pravda. La photographe qui ne sait pas ce que signifient les mots déontologie et éthique, attend par exemple que la conseillère générale de l’opposition, Martine Gouriet,  dépose sa gerbe au pied du monument aux morts pour prendre la photo des élus de droite restés au garde à vous en attendant. Du coup, le lecteur croit que seuls les membres de la majorité de droite étaient présents à la manifestation.  Pathétique et pitoyable . Le Maire « oublie » aussi d’inviter les élus de l’opposition à toutes les manifestations de la ville qu’elles soient culturelles, sportives, commémoratives ou autres comme par exemple l’accueil des nouveaux Châtillonnais. L’opposition municipale (PS, Verts, Modem et l’association Châtillon Pour Tous) ne dispose toujours pas de locaux pour se réunir alors que la loi l’oblige. Les paroles de l’opposition au conseil municipal sont même parfois tronquées dans les comptes-rendus des séances qui sont publiés sur le site internet de la mairie… avant même d’avoir été approuvés par le Conseil. L’affichette de la conseillère générale PS, Martine Gouriet, a été retirée de tous les panneaux municipaux. Mais, ça ne suffit pas encore au maire qui ne manque aucune occasion d’agresser ou de moquer les représentants de l’opposition au conseil municipal.

Elu maire il il plus de 20 ans, Jean-Pierre Schosteck termine sa carrière politique dans la pantalonnade. Triste épilogue. Son attitude ne fait plus rire personne y compris dans sa propre famille politique, où certains commencent à regarder le bout de leurs chaussures lorsqu’il part dans ses dérapages. Cette attitude est celle d’un homme à bout de souffle, sans aucune idée nouvelle pour la ville autre que de dépenser 200 000 euros pour l’illuminer à Noël alors qu’il refuse dans le même temps de dépenser 20 ou 30 000 euros pour des bons d’achats pour des fruits et légumes pour les familles les plus pauvres de la ville. Plus de 1000 personnes vivent aujourd’hui à Châtillon sous le seuil de pauvreté. Jean-Pierre Schosteck a choisisson camp, comme à l’Assemblée Nationale où il vote toutes les lois de régression sociale comme le travail du dimanche par exemple. Les pauvres n’ont qu’à se serrer la ceinture et se contenter de regarder les illuminations de Noël pour tuer le temps et oublier leurs soucis, semble leur répondre le maire en refusant, une fois de plus, la proposition de l’opposition de venir en aide aux plus démunis. Quant à Autolib, seul Châtillon l’ayant refusé dans la zone géographique de ce département  (Clamart, Fontenay, Montrouge, Malakoff, Bagneux etc. ont eux accepté ce nouveau service d’autopartage), il y aura donc un trou dans la raquette, le maire n’ayant pu surpasser son toc pour accepter une fois n’est pas coutume cette énième proposition de l’opposition pour améliorer la vie des Châtillonnais.

Triste cirque à Châtillon. Vivement que ça s’arrête.