Les propositions du Parti socialiste pour sortir de la crise

Lors de ses voeux à la presse présentés lundi 19 janvier 2009, en présence de toute la direction du parti socialiste, la 1ére secrétaire du Parti Socialiste a déclaré :  » C’est vrai, vous m’avez peu entendue, mais nous avons beaucoup travaillé ». Au sujet des méthodes de travail, Martine Aubry a tenu à préciser aux journalistes présents qu’elle « ne confonds pas activisme et action, agitation et mouvement, autorité et autoritarisme, mise en scéne de soi et mise en scène d’un projet. Mais, soyez-en sûr : je suis là pour remplir toutes mes responsabilités ».

Martine Aubry a également annoncé la publication mercredi 20 Janvier d’un contre-plan de relance du PS face à la crise et le dépôt en fin de semaine d’une motion de censure à l’Assemblée nationale pour pouvoir dire clairement que rien n’est fait pour changer la donne en France.

Elle a précisé que ce plan serait  » global, massif, et aux effets immédiats ».

Car est force de constater que le plan de relance de Sarkozy est insuffisant. Sur 26 milliards d’euros annoncés, seuls 4 ou 5 sont vraiment allés à l’économie réelle.

« Le vrai plan de relance pour le pays »

Ainsi dénommé par Martine Aubry, le plan de relance du Parti Socialiste prévoit 50,5 milliards d’euros financés par la suppression du paquet fiscal (9,5 milliards en 2009), un endettement de 10 milliards et 31 milliards de dépenses publiques.

La répartition de ces 50, 5 milliards :

– 8 milliards pour le soutien à l’investissement (construction de logements sociaux et d’urgence, financement de la recherche dans les PME, investissements dans les hôpitaux, etc.)

– 10 milliards d’intervention en capital dans l’industrie et les PME

– 15, 7 milliards pour revaloriser le pouvoir d’achat (500 euros pour tous les bénéficiaires de la prime pour l’emploi et de minima sociaux, baisse d’un point de la TVA à 18,6%, hausse de 10% des allocations logements et généralisation du chèque transport, etc.)

– 16,8 milliards d’aides à l’emploi (100 000 contrats verts et asssociatifs, gel de 50 000 suppressions d’emplois dans les services publics, allongement de 6 mois de la durée d’indemnisation du chômage, etc.).

On le voit, le plan de relance proposé par le Parti Socialiste, au contraire de celui de Nicolas Sarkozy, propose au côté des investissements, un volet consommation et pouvoir d’achat non négligeable. Avec ce projet, nous avons donc bien les deux jambes de la croissance. 

Ces propositions si elles étaient mises en place bénéficieraient quasiment à tout le monde et plus particulièrement à ceux et celles qui en ont le plus besoin aujourd’hui. Ce qui  veut dire pour Châtillon où vivent maintenant 32 000 habitants,  plusieurs centaines d’habitants parmi les plus défavorisés. Rappelons que dans notre bonne ville de Châtillon, près de 1000 personnes étaient en 2005 déjà recensées par le Conseil général du 92 comme vivant sous le seuil de pauvreté, une statistique qui depuis a , hélas, du progresser dans le mauvais sens.

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