Archive pour avril 2008

CHATILLON – UN BUDGET 2008, AU FOND, SURTOUT NE RIEN CHANGER.

vendredi 25 avril 2008

Lors du dernier Conseil municipal, la majorité de droite a voté le budget 2008. L’opposition (PS, Verts, Châtillon pour Tous et Modem), unie, a voté contre.
Une année 2007 sans ambition.
Avant de passer au vote, Françoise MONTSENY (PS) est revenue sur la cloture de l’exercice 2007. un budget où les dépenses de fonctionnement auront augmenté plus vite que les recettes : +-,7% contre 2,9%. Les recettes sont constituées par les impôts et les taxes. Ceux-ci ont augmenté de 11% sur la derniére mandature de l’équipe Schosteck (de 2002 à 2007) mais de 25% entre 2002 etr 2006, c’est-à-dire que l’on calme le jeu des augmentations les deux années avant les élections….Cette hausse sensible est en partie expliquée par l’augmentation du nombre des habitants mais surtout par une augmentation des taxes foniéres et d’habitation. Il est confirmé que Châtillon a les taxes par habitant les plus élevées par rapport aux mairies voisines qu’elles soient de gauche ou de droite. Quant aux dépenses, elles sont dues notamment à une forte augmentation des dépenses de personnel. Comme la plupart des employés de Châtillon n’ont pas enregistré cette hausse sur leurs bulletins de paye, force est de subodorer que quelques uns seulement en auront profité…Côté investissement ce n’est pas plus clair. Dans « Châtillon Informations »d’avril 2007, on nous parle de 20 millions d’euros investis en 2005 et 2006. Mais, si ces chiffres englobent des investissements réels en terme d’équipement collectifs, ils incluent aussi…les remboursements d’emprunts. C’est le budget raconté par le Maire aux petits enfants. Heureusement l’opposition lève le voile sur les vrais chiffres : entre 2001 et 2006, Châtillon aura investi réellement 29 millions d’euros en équipements contre 38 millions pour la commune plus petite de Fontenay-aux-Roses, 87 pour Clamart et 96 pour Montrouge. Pire, on veut nous faire croire que la dette serait maîtrisée et la capacité de désendettement de 7 ans. or, sa durée de désengagement serait plutôt selon la méthode de calcul officielle de seize ans soit une année déjà au-dessus de la barre d’alerte des 15 ans….
En résumé : impôts très élevés, on compte encore, via les promoteurs immobiliers, faire rentrer des habitants supplémentaires pour augmenter les recettes fiscales, investissements en équipements collectifs (créches, stades, écoles,etc.) insuffisants car vu l’endettement on n’ose plus emprunter, et gestion au quotidien pas assez rigoureuse, l’exemple de la récente créche privée qui va coûter cinq fois plus cher en est un bon témoignage. a tous ces arguments, le maire affirme sans se démonter, s’embrouille et nous embrouille, fait la grosse voix sur des détails pour tenter de noyer le poisson. au final, c’est lui qui donne l’impression de se noyer au milieu de ses imprécisions.
Le coup de grâce.
IL est donné par Martine GOURIET (PS) lors de son intervention sur le budget 2008. Il est en droite ligne de celui de 2007: le maire a beau nous faire des battements d’ailes , il ne décolle pas d’un centimétre. Jugez-en : les dépenses en équipements baissent, les Châtillonnais auront droit à une pelouse et une piste neuve au stade et trois salles de plus dans le groupe scolaire Langevin Wallon. Notre vie va changer……L’épargne de gestion brute va se dégrader de 175% par rapport à 2007. Les charges de personnel ( de quel personnel précisément?) vont augmenter de 7,7% alors que les fonctionnaires territoriaux voient leur pouvoir d’achat stagner. Les subventions aux associations elles, ne bougent pas, voire baissent pour certaines comme l’OMEPs (sports) ou la Maison des Enfants. Refusant toujours d’adhérer à la communauté de communes de Sud de Seine, le Maire prive Châtillon de recettes qui auraient permis par exemple de mettre en place des colonies de vacances, toujours absentes à Châtillon de distribuer des bons d’achats pour des fruits et légumes de 30 à 40 euros par mois pour les 360 Rmistes de la ville, de pouvoir pour les séniors, disposer de tarifs pour les loisirs adaptés à leurs revenus, etc. Autant de propositions qui figuraient dans le programme de la liste « Châtillon Avenir ».
Châtillon fait partie des 15% de villes les moins bien gérées en France en 2007. Le budget 2008 voté par la droite d’une seule main ne va pas améliorer son classement, loin s’en faut. Mais faisons confiance à Mr Schosteck, les bétonneuse vont se remettre à bétonner. Pas pour construire des équipements sociaux, mais de beaux et grands immeubles, au grand profit de ses amis promoteurs qui n’en finissent pas de transformer Châtillon en ville dortoir.
Ensemble, préparons 2014. Pas de découragement, ça va venir plus vite qu’on ne le pense et c’est aujourd’hui que ça se prépare.

Non à la casse de l’éducation nationale!

jeudi 17 avril 2008

Les mensonges de Darcos: le faux argument de la baisse démographique.
Depuis 2002, les gouvernements de droite ont déjà supprimé plus de 30 000 postes dans l’éducation nationale. Viendront s’y ajouter 11 200 suppressions à la rentrée 2008. A chaque fois, la droite justifie ces suppressions en invoquant une baisse massive des effectifs d’éléves dans les colléges et lycées. ce n’est qu’un prétexte. La preuve, la suppression touchent aussi fortement toutes les filiéres, y compris celles qui ont gagné des éléves comme l’enseignement professionnel (+20 000 élèves depuis 2002). Et les suppressions de postes s’intensifient d’année en année alors qu’à l’inverse la baisse démographique ralentit. Drôle de logique artihmétique. Par exemple dans le second degré à la rentrée 2008 il y aura 6700 postes d’enseignants en moins pour une baisse attendue de 14 000 élèves. Cela veut dire que l’on supprime un poste chaque fois qu’il y a 2 élèves en moins, ce qui est complétement disproportionné.

Des lycées sinistrés et des écoles primaires débordées.
Dans ces conditions, non seulement de nombreuses options et filières disparaissent mais les lycées vont aussi devoir rogner sur les horaires obligatoires  et légaux fautes d’heures disponibles. cela conduit prés de 80% des conseils d’administration des lycées à voter contre les  dotations horaires pour la rentrée 2008, ce qui n’était jamais arrivé dans de telles proportions.
Dans les écoles primaires et maternelles qui connaissent un afflux démographique, on ne crée qu’un poste pour 53 éléves en plus. C’est une nouvelle illustrattion de la fausseté de l’argument démographique invoqué par le gouvernement. Le taux d’encadrement est donc en chutes libres dans les écoles. dans les zones difficiles, l’acceuil des enfants de 2 ans reculent fortement. Cela place les communes concernées, souvent pauvres dans des situations critiquent car elles n’ont pas les dispositifs alternatifs de garde pour acceuillir des centaines d’enfants refoulés par l’école publique.

Une politique à courte vue.
Cette politique et d’autant plus aberrante qu’elle est à trés courte vue. Le boom démographique constaté dans le 1er degré depuis 5 ans va en effet se répercuter sur le second degré. Rien n’est prévu pour faire face à, partir de 2010 à cette remontée des effectifs en colléges puis en lycées puisque les postes ouverts aus concours de recrutement d’enseignants sont en chute libre ( moins 50% depuis 2002)

Châtillon : un Conseil municipal ordinaire, trés ordinaire…..

dimanche 6 avril 2008

Lundi 31 mars s’est tenu le premier vrai Conseil municipal de la nouvelle mandature. L’ordre du jour portait principalement sur le débat d’orientation budgétaire 2008 de la commune et l’élection des délégués du Coneil municipal dans les différents conseils d’administration, conseils d’établissement ou commissions diverses. A voir comment s’est déroulées toutes ces opérations, à un jour près on était le 1er avril, on aurait cru à une bonne farce du maire. Que nenni, la farce était bien sérieuse en ce début de semaine du côté de la salle des mariages de l’ Hôtel de ville de Châtillon. En effet, aucun élu de l’opposition ne s’est vu proposer par la majorité de droite, le moindre poste de titulaire dans un de ces différents organismes où l’élection se faisait au scrutin majoritaire. Electeurs de gauche, du centre et aussi de droite, car il y a heureusement aussi des démocrates chez ces derniers, s’ils avaient été présents à l’Hôtel de Ville, ils auraient pu constater que la démocratie s’et une fois encore arrêtée aux portes de Châtillon. 

Près de la moitié de la population de Châtillon rayée d’un coup!                                                                

Une centaine de postes de délégués titulaires étaient pourtant proposée aux votes des élus municipaux. Ainsi, d’un trait de plume, la majorité municipale de droite a rayé 48,5% des électeurs de la ville qui avaient voté au deuxiéme tour pour la liste « Châtillon Avenir » de Martine Gouriet. Bravo la démocratie! dans la plupart des villes des Hauts-de-Seine administrées par la droite, y compris au Conseil Général, l’opposition a droit de cité dans les structures para-municipales et les commissions. A Châtillon, point de salut sauf là où la proportionnelle est obligtoire : ce n’est pas le conseil municipal d’une ville en France au 21éme siécle mais la réunion du politburo au Kremlin dans les années cinquante. C’est fou d’ailleurs dans ces cas-là comme la droite ressemble à s’y méprendre aux régimes les plus totalitaires qu’elle clame vouloir combattre par ailleurs. Libéralisme et liberté, deux mots qui commencent pourtant par les deux mêmes syllabes. Mais aprés, ça se gâte sérieusement et les deux mots deviennent vite antagonistes. On ne savait pas toujours bien positionner l’UPC ‘ Union Pour Châtillon) sur l’échiquier politique du 92. Maintenant, c’est sûr, on le constate dans le pratique, l’UPC, c’est bien à la droite de l’UMP, du côté de chez Pasqua…..

Le maire UPC-UMP-Sarkozy, Jean-Pierre Schosteck, courageux, mais pas téméraire, n’a pas pris position et s’est contenté de se cacher derriére le vote de la majorité de droite du Conseil municipal à qui il a proposé de décider. Pour toute la suite, il reprendra la main, tout seul sur les décisions, comme d’habitude et tel un bon vieux politicien nord-coréen.

Colle et ciseaux.
A Patrick Widloecher, conseiller de l’opposition qui lui fait remarquer que 70% environ des personnes élues étaient des hommes et que dans les brimés de Châtillon, les femmes de la majorité de droite rejoignaient ainsi pour un temps les élu(e)s de l’opposition, le Maire se fendit d’un  » mais pour la gestion du théâtre, les femmes sont majoritaires »…..Dommage qu’il n’y ait pas un poste de titulaire « tricot » ou  » cuisine de la majorié » car avec ce même état d’esprit, les femmes conseilléres municipales de la majorité auraient pu avoir quelques élues de plus. On a bien écrit  » cuisine de la majorité » et pas cuisine électorale, car là, le maire, il boxe tout seul, hors catégorie…….                                                             
Passons maintenant au « débat » d’orientation budgétaire: présenté par le premier adjoint au maire « colle et ciseaux ». celui-ci a commencé comme tous les ans par un long copié-collé des Notes bleues du ministère de l’Economie et des finances, de données et de graphiques de la banque Dexia etd’une situation financiére, pour expliquer que le contexte national, voire international, allaient peut-être peser négativement sur les ambitions locales, pourtant modestes de la majorité de droite. Une analyse macro économique qui a permis à Martine Gouriet pour l’opposition de faire un rapide paralléle avec la campagne électorale où le maire a souvent mis en avant le caractère local, complétement local même, des élections Municipales afin de ne pas être impacté par la déroute sondagière, en attendant mieux, de son mentor Sarkozy. très bien que cet exposé démontre l’importance de la politique nationale sur la vie locale. On est d’accord. une politique nationale à laquelle le maire participe en tant que député de la majorité, certes depuis peu mais quand même, il en trés solidaire. Du coup,l’adjoint au maire va présenter une ambition riquiqui en témoignent par exemple les travaux neufs que la droite a prévus pour 2008 : réfection de la piste d’athlétisme et de la pelouse du stade et extension du groupe scolaire Langevin Wallon. Fermez le ban! Pas sûr que la vie des Châtillonnais va s’en sentir bouleversée…..
Pour sa part, Martine Gouriet, au nom de l’opposition, s’est déclarée  » préoccupée par la gestion financiére de la commune. Tous les indicateurs, en comparaison avec les communes de notre dépatement sont extrêmement inqiétants. Les Châtillonnais paient des impôts locaux élevés (4éme taxe d’habitation la plus élevée du 92, et une taxe fonciére trés élevée). Des dépenses en équipement par habitant sur la période 2001 – 2006 trés largement inférieures à celles de villes voisines sans pour autant bénficier des équipements que l’on serait en droit d’attendre au vu des impôts payés ».
Par contre, a poursuivi Martine Gouriet,  » les dépenses de fonctionnement hors frais de personnel, sont anormalement élevées par rapport aux communes voisines sans que cela ne se traduise par de meilleurs services rendus à la population ».
Et 2008, ne s’annonce pas mieux au vu de la notable montée en charge des dépenses de fonctionnement : charges de personnel +9,9%, charges courantes+10% au moins, frais financiers + 14,1%. Et Martine Gouriet de rappeler : « EN 2006, Châtillon avait déjà le ratio de charges hors frais de personnel par habitant le plus élevé par rapport aux communes voisines : Châtillon 635 Euros par habitants, contre 489 à Fontenay-aux-Roses, 535 à Clamart, 510 à Malakoff et 525 à Montrouge ».

Aucun souffle nouveau, mais ça, on le savait déjà.
Des vérités difficiles à entendre et à admettre par les représentants de la majorité qui n’ont pas eu de cesse de couper l’intervention de Martine Gouriet par des quolibets et des remarques plutôt agressives, venant notamment de la part d’un monsieur ui serait sous-préfet dans sa vie professionnelle. Une profession dont on attend en général de leurs titulaires un peu plus de sang froid, de discipline et de sens public.
En résumé, il n’y a aucun souffle nouveau dans la vision de la ville par la majorité de droite. Mais, nous ne sommes pas surpris, relisez nos tracts de campagne. Ce projet de budget 2008, qui sera discuté plus en détail le 9 Avril prochain, confirme les critiques de la candidate socialiste qu’elle a exprimées durant la campagne sur les impôts trop élevés, les investissements en équipements insuffisants, l’endettement toujours élevé même si la structure de la dette a pu être améliorée, et une gestion au quotidien peu volontariste et pas assez rigoureuse, source de coulages financiers.
Autant que faire se peut, l’opposition de gauche et du centre défendra dans les débats les intérêts de tous les Châtillonnais et de leur ville. Elle vous informera réguliérement sur ce site.
En attendant, le meilleur soutien que vous pourrez apporter à nos conseillers de gauche, c’est encore de venir renforcer les rangs du Parti Socialiste pour participer à la nécessairze action collective pour que ça change vraiment à Châtillon et, au niveau national, aux débats qui vont s’organiser trés prochainement autour du congrés du PS en fin d’année.

PS. Le premier adjoint « colle et ciseaux » est revenu tout colére au début de son intervention sur la critique que le PS avait exprimé pendant la campagne comme quoi dans la préparattion du budget 200è, il avait pris comme base de alcul, une stabilité des prix du pétrole en 2007, alors que ceux ci auront au final augmenté de……10¨%. Et le PS de  commenter alors dans un tract :  » Si toutes les finances de la ville sont gérées avec ce flair….. ». Ca ne figure peut-être pas au procés verval du CM en question, mais nous réaffirmons ici que le premier adjoint  » colle et ciseaux  » a bien utilisé à l’époque lors de son intervention liminaire, l’expression « stabilité des prix du pétrole ». Il faut savoir reconnaitre ses erreurs  et il n’y a pas de quoi en faire un fromage. Errare humanum est….